lundi 6 février 2012


01/29/2012



A new step forward for Japanese women



Last week, at Otsu, Shiga Prefecture, the Japanese youngest female mayor was elected.

Ms Naomi Koshi, 36 was elected as an independent, but supported by the Democratric Party of Japan and the Social Democratric Party. The former mayor, Mr Makoto Mekata was 70 years old.



Ms Naomi Koshi tops Ms Kazumi Imamura's previous record; she was elected in 2010, and was 38 at that time. This election may change situation of women in Shiga Prefecture, because the new mayor wants to help women to combine family and career, but also to bring some important change in Japanese politics. The governor of Shiga Prefecture, who is a woman too, said that she wants to set up synergy between the city and the prefecture in order to make real change.



Opinion:

Japan is known as one of the countries with the lowest percentage of female political and business leaders (only 10% of managerial position in business).The election shows that the Japanese mindset is changing. More and more women are reaching a high ranking job.

She won not only thanks to her youth, but also thanks to her energy, her international culture, her modernity-she runs a Facebook page and a blog - and her will to change the current situation. Ms Koshi has a degree from Harvard Law School, and she worked during 10 years since 2002 to 2011 in a Tokyo-based law firm.



Ostu's inhabitants will have to wait in order to see their new mayor is up too.




Nouveau pas en avant pour les Japonaises



La semaine dernière, à Otsu, préfecture de Shiga, la plus jeune maire de l'histoire du Japon a été élue. Mme Naomi Koshi, 36 ans était une candidate indépendante soutenue par le parti démocratique du Japon ainsi que le parti social démocrate. Son prédécesseur, Mr Makoto Makata, était âgé de 70 ans.


Mme Naomi Koshi a battu le précédent record de Mme Kazumi Imamura, qui avait été élu en 2010 à l'âge de 38 ans. Cette élection va surement changer la situation des femmes dans la préfecture, car la nouvelle maire souhaite aider les femmes à combiner travail et vie familiale, mais aussi apporter d'importants changements dans la politique japonaise. Le gouverneur de la préfecture de Shiga, une femme également, a déclaré qu'elle veut mettre en place une synergie entre la ville et la préfecture afin d'effectuer de vrais changements.



Opinion :

Le Japon est connu pour être un des pays ayant le plus faible pourcentage de femmes dans le domaine politique et économique (seulement 10% des postes de manager dans l'économie). L'élection montre que la mentalité des japonais est en train de changer. De plus en plus de femmes obtiennent des postes à haute responsabilité.

Elle a gagné grâce à sa jeunesse, mais aussi grâce à son énergie, sa culture internationale, sa modernité (par exemple sa page Facebook et son blog) et sa volonté de changer la situation actuelle. Mme Koshi a un diplôme de la faculté de droit de Harvard et a travaillé pendant 10 ans pour un cabinet d'avocats de Tokyo entre 2002 et 2011.


Maintenant, les habitants d'Otsu doivent attendre pour voir ce que va vraiment changer leur nouveau maire.

Jules



mercredi 25 janvier 2012

Imperial Gender Issues


Sunday 22, 2012

See an imperial family genealogy on http://deens-japan.com/photo/p-wonderjapan-25-02.jpg

The 78-year-old Emperor Akihito, pope of the Shinto religion and symbol of Japan for its people, has been hospitalized a few days ago. For this while, the Crown Prince Naruhito completed his political duties, such as receiving foreign ambassadors or promulgating laws.
Prince Akishino, Naruhito’s brother, told the press that he’d like a law to set a retirement age for the Emperor, after which the 22 other members of the imperial family would take care of his public responsibilities.
This hospitalization reminds the Japanese people that the elderly Emperor has only one grand-son and that imperial family’s youth is mostly composed with females.
The current Imperial Family Act forbids Princesses to become Empresses and takes their imperial status back, if they marry commoners. Princess Akiko, age 30, even said that she and her cousins were raised with the idea that they will become commoners after their marriage.
The young Prince Hisahito could thus be the only one to be allowed to come after the Emperor. He and his future wife then would have to give birth to male heirs, something difficult for the Crown and Prince and especially for his spouse Masako. They indeed have only one daughter, Aiko, while previous Emperors could take official concubines and have legal heirs with them.
This is why the Imperial House Act needs to be amended in favor of women, but then a controversy would break out, becausethe law turned Japan into a democracy by excluding the Emperor from the government.
Although some empresses reigned over Japan centuries before, none of their children did.
So Japan doesn’t wonder if a woman can be Empress, but if her children can. Even if Princess Aiko was allowed to become Empress after her father, it would be an upheaval in the Japanese tradition’s symbol which would have religious and cultural impacts on the whole Japanese society.
Seeing the intricacy of the situation, Prime Minister Yoshihiko Noda seems to only approve Princesses should retain their status after their marriage with a commoner.
A new law to overturn tradition must nevertheless be voted soon, because change couldn’t be brought after one of the princesses got married out of the imperial family.
My opinion: This article shows how difficult it is for the Japanese government to get rid of sexism in the country’s traditions, even when the issue is as much important for the people as the Imperial Family. Be they either concubines or princesses women never became empress, nor have they ever played any major role at the top of the Japanese society. Mentalities have to progress, otherwise gender equality will never be achieved. A good start to move forward would be accepting littleAiko to become Empress of Japan.


UNE IMPERATRICE DU JAPON ?
Âgé de 78 ans, l’Empereur du Japon Akihito, pape de la religion shintoïste et symbole de la nation et de l’unité du peuple, a récemment été hospitalisé pour quelques jours. C’est donc le prince héritier Naruhito qui a pris en charge ses devoirs politiques, comme recevoir des ambassadeurs ou promulguer les lois.
Le prince Akishino, frère de Naruhito, a confié à la presse qu’il aimerait qu’une loi fixe un âge de retraite pour l’Empereur, après lequel les 22 autres membres de la famille impériale s’occuperaient de ses obligations publiques.
Cette hospitalisation rappelle que l’Empereur vieillissant n’a qu’un seul petit-fils et que la jeune génération impériale est presque exclusivement féminine.
Or l’actuelle Loi de la Maison Impériale interdit aux femmes d’accéder au trône et leur retire leur titre de princesses quand elles se marient avec des roturiers. Elles ont donc été élevées avec l’idée de faire partie du peuple après leur mariage, en témoigne la princesse de 30 ans Akiko.
Le prince Hisahito, aujourd’hui âgé de 5 ans, pourrait alors être le seul prétendant à la succession de l’Empereur. Lui et sa future épouse devraient ensuite donner naissance à des héritiers masculins, ce qui s’est avéré difficile pour le prince héritier Naruhito et surtout pour sa femme Masako qui n’ont eu qu’une seule fille, Aiko, alors qu’auparavant les Empereurs avaient des concubines officielles qui leur donnaient des héritiers légitimes.
Il faudrait donc amender la Loi sur la Maison Impériale en faveur des femmes, mais une polémique suivrait, car elle a fait du Japon une démocratie en excluant l’Empereur du gouvernement.
Des impératrices ont pourtant régenté le Japon durant les siècles précédents, mais ce n’était pas leurs enfants qui leur succédaient.
Le problème du Japon n’est donc pas de savoir si une femme peut « régner » mais si ses enfants en ont le droit. Si toutefois la loi permettait à la princesse Aiko de succéder à son père, ce serait une révolution dans le symbole de la tradition japonaise qui aurait des répercussions religieuses et culturelles sur toute la société japonaise.
Au vu de la complexité de la situation, le Premier Ministre Yoshihiko Noda ne semble favorable qu’à la conservation des titres de princesses après un mariage avec un roturier.
Une nouvelle législation pour bouleverser la tradition doit néanmoins être mise en place rapidement car le changement ne sera plus possible après le mariage d’une des princesses hors de la famille impériale.
Mon opinion : Cet article montre les difficultés qu’a le gouvernement japonais à se débarrasser du sexisme de la tradition, même lorsqu’il s’agit d’un sujet aussi important pour le peuple que la famille impériale. Entre les concubines et les empereurs qui sont toujours des hommes, les femmes n’ont en effet pas une très grande place au sommet de la société.La mentalité des Japonais doit évoluer, sans quoi l’égalité hommes-femmes ne pourra pas s’installer. Nommer une femme impératrice du Japon ferait avancer les choses.
Deborah

COLD SHUTDOWN AT FUKUSHIMA DAIICHI

Sunday, December 18
Fukushima Daiichi in January 2012


The nuclear crisis of Fukushima is over, said Prime Minister of Japan Yoshihiko Noda on Friday in a televised address. He declared that the nuclear plant of Fukushima Daiichi is under control and the reactors are stabilized. This is a “cold shutdown”, which means that the reactors temperature is less than 212°F (100°C), so the reactors cannot melt.
But some experts said it was too early to talk about a cold shutdown, even before Mr. Noda’s announcement. They mean the government only says that to calm down the Japanese’s long lasting anger and worries. In fact, the plant can’t face any other earthquake or tsunami; it would destroy the cooling system that was set up to reach the cold shutdown.
According to these experts, the cold shutdown is needed before dismantling the plant, which will last at least forty years but it isn't meaningful because of the fuel melts and radioactive leaks that happened on three of the reactors. So fuel removing will be longer and more complicated.
The term of cold shutdown was coined to show some kind of end to the crisis and “We still face a long battle of epic proportions, and by the time it is really over, most of us will be long dead.” said Hiroaki Koide, a professor at the Research Reactor Institute at Kyoto University and an important critic of nuclear power.
Other experts even contradicted the Tokyo Electric Power Company, which manages the Fukushima plant, by saying that the restart of fission cannot be ruled out.
The cold shutdown is good news which may reassure Japanese people, even if more than 90,000 people remain displaced by the evacuation around the plant. Therefore, the government decided to lift evacuation orders on some areas, but many of the communities living there don’t wish to go back home.
For example in Minamisoma, one of the contaminated cities the government didn’t command to evacuate, the high school was declared safe enough after a cleanup attempt of the city, to reopen at the end of October. But only half of the 705 students went back to school.
This shows that people in Japan don’t know what is really happening, so they keep being worried about the safety of contaminated areas. They are also worried about food supply after radioactive cesium has been discovered in many products, including rice, which is the nation’s staple diet.
Prime Minister Noda, elected after the previous Prime Minister left office because of public discontent over the Fukushima crisis, tried for example to hurry restarting of reactors around the country, in order to pull Japan through the crisis. But only 8 of the Japanese 54 reactors are in use as many people don’t want reactors closed for maintenance or inspection to start again.
Mr. Noda recognized on Friday that there was still a lot of work to do and he concluded with a great message of hope: “Not all of our battles are over, but we will fight to the end.”


STABILISATION A LA CENTRALE DE FUKUSHIMA

D’après le premier ministre japonais Yoshihiko Noda, la crise de Fukushima est terminée. Il a déclaré lors d’une annonce télévisée vendredi que la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi était sous contrôle, que les réacteurs étaient stables, en état d’arrêt à froid, « cold shutdown » en anglais. Ce terme signifie que la température des réacteurs est descendue en  dessous de 100°C, empêchant ainsi les réactions nucléaires.
Mais avant même l’annonce de M. Noda, plusieurs experts ont affirmé qu’il était trop tôt pour parler d’une stabilisation des réacteurs, que c’était une manière de calmer la colère et les inquiétudes persistantes des Japonais. En effet, la centrale reste vulnérable à n’importe quelle catastrophe, et un autre tsunami ou tremblement de terre détruirait le système de refroidissement qui a permis aux ouvriers d’amener les réacteurs à cet « arrêt à froid ». Toujours d’après ces experts, cet état de stabilité indispensable avant le commencement du démantèlement de la centrale (démantèlement qui devrait prendre au moins quarante ans selon le gouvernement) reste peu significatif, à cause des fusions et des fuites de combustible qui ont eu lieu aux réacteurs 1 à 3 de la centrale. Les travaux de décontamination en seront d’autant plus longs et compliqués.
Le terme d’arrêt à froid a été créé pour montrer que l’incident est clos, mais « le Japon fait toujours face à une crise de grande ampleur qui ne sera vraiment finie que bien après la mort de la plupart d’entre nous» selon Hiroaki Koide, professeur à l’Institut de Recherche Nucléaire à l’Université de Kyoto et critique majeur de l’énergie nucléaire.
D’autres experts disent même qu’une reprise de la fission nucléaire est possible et serait ingérable, contredisant la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) qui dirige la centrale.
La stabilisation des réacteurs est une bonne nouvelle qui devrait rassurer les Japonais, même si plus de 90.000 personnes restent loin de chez elles suite aux évacuations autour de la centrale. Le gouvernement a donc décidé de lever les ordres d’évacuation pour plusieurs zones, mais de nombreux habitants refusent de rentrer chez eux.
Il y a l’exemple de Minamisoma, une des villes contaminées que le gouvernement a jugées habitables. Après une tentative de décontamination de la ville, le lycée a été déclaré sans danger et a rouvert fin octobre. Mais seulement la moitié des 705 élèves y sont retournés.
Cela montre que la population ne sait pas ce qui se passe réellement et reste donc inquiète en ce qui concerne la sûreté des zones contaminées. Il y a aussi une inquiétude pour l’approvisionnement en nourriture du pays : du césium radioactif, substance cancérigène, a été détecté dans de nombreux aliments, dont le riz, l’aliment de base au Japon.
Le Premier Ministre Noda, élu après la démission de son prédécesseur devant le mécontentement du public sur la crise de Fukushima, a essayé d’aider le pays à sortir de la crise en général en accélérant le redémarrage des réacteurs nationaux. Mais seuls 8 des 54 réacteurs du pays sont en activité car les collectivités locales résistent au redémarrage des réacteurs fermés pour maintenance ou inspection après le désastre de mars. M. Noda a ainsi reconnu vendredi que beaucoup de travail restait à faire. « Nos batailles ne sont pas toutes gagnées, mais nous nous battrons jusqu’à la fin. » a-t-il dit.
Deborah

jeudi 19 janvier 2012


At least, a challenger for the iPad

                   On April 2010, Apple launched his last creation, the iPad, the first digital tabletever marketed. This iPad became successful quickly, firstly because the brand is one of the most famous in the world, secondly because the device is very efficient.

So, competitors have had to speed up in order to be as fast as possible on market...

The next tablet launched should be Toshiba's and it will feature interesting characteristics: the Regza AT700 will be the thinnest and lightest tablet ever sold. It will be 7.7 mm thick whereas the iPad is 8.8 thick. It will weigh less: 558g for the Regza AT700 and 613g for the Ipad.

Nevertheless, it will be as stuffed with electronic gizmos as the iPad : 2 cameras, highresolution display,...

The only remaining difference is the OS : Android for the Regza AT700 versus Apple Tablet OS for the iPad.

However , the performances of these OSs are quite similar so the fight between Android and Apple will take place on a new battlefield.

 

 

Un vrai rival pour l'ipad

                   

                    En avril 2010, Apple a sorti sa dernière création, l'iPad, la première tablette électronique jamais commercialisée. L'iPad est rapidement devenu un succès, premièrement grâce à la réputation mondiale de la marque, deuxièmement car il est très performant... Aussi, tous les concurrents doivent se dépêcher d'arriver sur le marché... La prochaine tablette électronique lancée devrait être vendue par Toshiba, et celle-ci montrera d'intéressantes caractéristiques : le Regza AT700 sera la plus fine et la plus légère des tablettes électroniques. Sa largeur ne sera que de 7,7 mm, alors que celle de l'ipad est de 8,8mm. Son poids sera lui aussi inférieure par rapport à l'iPad : 558g pour le RegzaAT700 contre 613g pour l'iPad. Cependant, Il sera équipé comme l'iPad : 2 caméras, un affichage haute résolution,... Seule différence restante entre les deux tablettes électroniques étant les processeurs, le Regza AT700 utilisera Android tandis que l'ipad utilise l'apple Tablet OS.

Cependant, les performances de ces systèmes d'exploitation sont quasiment identiques, si bien que le combat entre Android et Apple va se dérouler sur un nouveau champ de bataille.

 

Jules

 

Lien :



jeudi 1 décembre 2011

Gender Equality at Work

Sunday 27 November

In Japan, firms used to hire women for unskilled jobs because they were expected to quit at marriage. But since the early 1970s, significant progress has been made for working women.
The symbol of this progress and the ongoing fight for Japanese women in the workplace which has been waged for 25 years now is Kimie Iwata, 64, vice president of the Shiseido Company, a rare woman at the top of a major company.
As a Labour Ministry bureaucrat, she worked on the implement of the Equal Employment Opportunity Law in 1985, while raising her two daughters.
This law forbade employers to discriminate against women in their job but did not punish them if they didn’t.
Most women stop working after giving birth because there aren’t enough day care centres and workplaces in their neighbourhood and because Japanese society worships the stay-at-home mom. When women want to return to work years later, they are offered to be only part-timers, not full-time employees.
According to Kathy Matsui, chief Japan equity strategist for Goldman Sachs, if female employment rate reached 80% of male employment, it would make the labour force stronger and improve the gross domestic product, which has increased very slowly for 20 years.
Moreover, more working women means a higher birth rate, as seen in the rest of the world and in Japan’s 47 prefectures high working women rates means higher birth rates.
This would improve Japan’s demographic situation too: the country with low birth rates and long life expectancy has an aging population of 128 million people which may be reduced by a quarter by 2050, according to government estimations.
A survey by the Nikkei Financial Daily also showed that there are fewer female executives at Japanese companies’ top (10%) than in other developed countries.
Therefore, Iwata is an exception. She retired from government to enter Tokyo-based Shiseido in 2003 as vice president.
Shiseido is one of the biggest cosmetics companies in the world. Its business needs female workers to understand the consumers. As most were leaving after child-birth, Shiseido implemented nursing care for children and short-term parental leave.
Now, almost all women return to work after maternity leave but Iwata says the real goal is “to develop their careers regardless of gender”. So the men’s standard work style and productivity evaluation systems have to be changed.
But changing a country’s mindset takes a long time.

Source:
http://www.washingtonpost.com/business/ap-interview-for-shiseido-vp-a-lifelong-quest-to-elevate-japanese-women-in-the-workplace/2011/11/22/gIQA3gt9jN_print.html

Une femme nommée vice-présidente de Shiseido
Au Japon, les entreprises engageaient les femmes pour des emplois peu qualifiés car elles étaient censées les quitter à leur mariage, mais depuis les années 1970, beaucoup de progrès ont été accomplis.
Le symbole de ce progrès et de la lutte qui dure depuis 25 ans pour la place des Japonaises au travail est Kimie Iwata, 64 ans, vice-présidente de Shiseido, une des rares femmes au sommet d’une importante entreprise.
Iwata a notamment contribué à la mise en œuvre de la loi sur l’égalité des chances devant l’emploi en 1985 alors qu’elle travaillait au ministère du Travail tout en élevant ses deux filles. Cette loi a interdit aux employeurs de discriminer les femmes dans leur emploi… mais ne les punit pas s’ils le font quand même.
La plupart des Japonaises arrêtent de travailler après la naissance de leurs enfants parce qu’elles ne trouvent pas assez de garderies, ni de lieu de travail assez proches de leur domicile et aussi parce que la société nippone privilégie les femmes au foyer. Si les mères veulent retourner sur le marché du travail, elles ne seront embauchées que comme employées à temps partiel.
D’après Kathy Matsui, responsable de l’égalité entre les sexes au Japon pour Goldman Sachs, si le taux d’emploi des femmes atteint les 80% de celui des hommes, cela viendrait grossir la population active et accroîtrait le produit intérieur brut (PIB), qui augmente très lentement ces 20 dernières années.
De plus, plus de femmes au travail signifie de plus hauts taux de natalité, comme l’ont montré des études dans le monde et sur les 47 préfectures du Japon.
Une augmentation du taux de natalité améliorerait la situation démographique du Japon : ce taux y est bas et ajouté à la longue espérance de vie, il donne une population japonaise vieillissante et les 128 millions de Japonais pourraient diminuer d’un quart d’ici 2050 selon le gouvernement.
Une étude du quotidien financier Nikkei a aussi montré que les entreprises japonaises comptaient moins de femmes cadres (seulement 10%) que celles d’autres pays développés.
C’est pourquoi Iwata est une exception. Elle a quitté le secteur public pour entrer en 2003 en tant que vice-présidente dans la firme Shiseido basée à Tokyo.
Shiseido est l’une des plus grosses entreprises de cosmétiques au monde. Son commerce a besoin d’employer des femmes pour comprendre ses consommatrices.
Et comme la plupart des employées quittaient leur travail après la naissance d’un enfant, la société a dû mettre en place des programmes de garderie et des congés de maternité plus courts.
Aujourd’hui la plupart des employées retournent travailler après leur congé de maternité, mais Iwata pense qu’à terme le véritable objectif est de permettre aux hommes comme aux femmes de faire carrière. Par conséquent, ce sont les bases sur lesquelles les hommes travaillent et les systèmes d’évaluation de la productivité qui doivent être changés. Mais faire changer un pays prend du temps.
Deborah