mercredi 9 mai 2012

Japan on Myanmar’s Changes


Sunday, April 21

The Burmese president on a five-day visit to Japan
http://www.nytimes.com/2012/04/21/world/asia/myanmar-looks-to-japan-for-investment.html?_r=1&ref=asia President of Myanmar Thein Sein is the first Burmese leader to visit Japan since 1988. The summit between the leaders of the countries of the Mekong region (Thailand, Cambodia, Vietnam, Laos and Myanmar) is one of the reasons he came to Tokyo. During a press conference on Friday, Mr. Thein Sein invited Japanese companies to invest in Burma.
In the recent past, Myanmar didn’t receive any investment because of European and US sanctions against the Burmese junta. The dictatorship could then only get support from China.
But since Thein Sein came to power in November 2010, many economic and political reforms have been carried out, such as the free fluctuation of the exchange rate. These reforms allowed this month the National League for Democracy of the opposition leader Aung San Suu Kyi to win 43 out of the 45 seats of Myanmar’s Parliament that it could hope for. This officially put an end to the last 50 years of military dictatorship. Such change led to the easing of the Western sanction and opened the door to international exchange.
Indeed, Burma needs foreign investments and skills to reduce the development gap between South-East Asian countries, because, although it is very rich in natural resources, its people remain poor.
That’s why the government plans to build special economic zones, and particularly one near the capital city Rangoon. More and more firms from Japan and from all over the world are moving to be the first to settle in one of the last frontier market of Asia.
After Saturday talks, President Thein Sein and Japanese Prime minister Yoshihiko Noda agreed for Japan to give ¥5 billion for development aid to improve the living conditions in Myanmar, write off 60% of the ¥500 billion ($6.2 billion) Burmese debt and cancel the unpaid charges of the last two decades and for Myanmar to take new yen loans to refund former ones.
In a joint press conference, Mr. Noda greeted “the measures taken by the government for the democratization and the national reconciliation” and assured Japan’s support about “the reforms efforts” of Burma. With the agreement signed last Saturday, he wants to encourage the country’s steps towards democracy. Mr. Thein Sein then underlined his “strong commitment” to push the change forward.
The strengthening of Japan’s ties with Myanmar and the other South-East Asian countries takes place as Chinese influence keeps growing in the region. Japan could also maintain the Burmese relationship balance between China and the U.S. in the future.

My opinion: The recent democratization efforts in Myanmar caught the eyes of many investing countries, including Japan. Now that it is no more a banished dictatorship, each country tries to take its part in the Burmese economy. Taking advantage of Burmese resources by chaining up the country with loans is a way for Japan to guarantee its financial investment will yield a profit. Introducing rough economic offers with engaging diplomatic tact makes them easier to accept. As for the progress of democracy in Burma, even if it seems on the right path, it is still a long way.

La Birmanie au cœur des intérêts japonais
Le président Thein Sein est le premier dirigeant birman à séjourner au Japon depuis 1988. Le sommet entre les dirigeants des pays de la région du Mékong (la Thaïlande, le Cambodge, le Viêt-Nam, le Laos et la Birmanie) qui a eu lieu samedi est une des raisons de sa venue à Tokyo. Lors d’une conférence de presse vendredi, il a invité les entrepreneurs japonais à venir investir en Birmanie.
Auparavant, la Birmanie ne recevait aucun investissement à cause des sanctions appliquées à la junte qui gouverne le pays par l’Union européenne et les États-Unis. La dictature ne pouvait alors s’appuyer que sur la Chine.
Mais depuis l’arrivée au pouvoir de Thein Sein en novembre 2010, plusieurs réformes économiques et politiques ont été menées, comme laisser fluctuer le taux de change de la monnaie. Ces réformes ont permis à la Ligue Nationale pour la Démocratie de la chef de l’opposition Aung San Suu Kyi de gagner 43 des 45 sièges espérés au Parlement birman ce mois-ci, ce qui met officiellement fin aux 50 dernières années de dictature militaire. De tels changements ont entraîné l’allègement des sanctions occidentales et ont ouvert la porte à des échanges internationaux.
En effet, la Birmanie a besoin des investissements et des compétences étrangères pour réduire les écarts de développement entre les pays d’Asie du Sud-est, car malgré son abondance de ressources naturelles, ses habitants restent pauvres.
C’est pourquoi le gouvernement envisage d’édifier des zones d’activités économiques, notamment près de la capitale Rangoon. De nombreuses entreprises du Japon et du monde entier se pressent donc pour être les premières à s’installer dans l’un des derniers pays d’Asie qui ne soit pas encore devenu un marché.
Après les négociations de samedi, le président Thein Sein et le Premier ministre japonais Yoshihiko Noda se sont accordés pour que le Japon offre 5 milliards de yens d’aide au développement pour améliorer les conditions de vie des Birmans, annule 60% de la dette de 500 milliards de yens (6,2 milliards de dollars) de la Birmanie et efface les charges non payées ces 20 dernières années, et pour que la Birmanie emprunte de nouveau au Japon pour rembourser ses anciens prêts.
Lors d’une conférence de presse commune, M. Noda a salué « les mesures prises par le gouvernement de Birmanie pour la démocratisation et la réconciliation nationale » et a manifesté le soutien du Japon « aux efforts de réformes » de la Birmanie. Par les accords passés samedi, il souhaite encourager la marche du pays vers la démocratie. M. Thein Sein a de son côté souligné son « fort engagement » à amplifier le changement.
Le renforcement des liens du Japon avec la Birmanie et les autres pays de l’Asie du Sud-est intervient à une époque où l’influence chinoise dans la région continue de grandir. Le Japon pourra aussi contribuer à maintenir l’équilibre des relations de la Birmanie entre la Chine et les États-Unis.

Mon opinion : Les récents efforts de démocratisation de la Birmanie ont attiré l’attention de nombreux pays investisseurs dont le Japon. Maintenant que ce n’est plus une dictature proscrite, chaque pays veut se tailler une part du gâteau birman. Tirer profit des ressources birmanes en enchaînant le pays dans des prêts est un moyen pour le Japon de s’assurer que l’argent investi fructifiera. De bonnes relations diplomatiques pour présenter ces propositions économiques permettent de mieux les faire accepter. Quant à l’avancée de la démocratie en Birmanie, même si le pays est sur la bonne voie, rien n’est encore gagné.
Deborah

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